> Arles 2026 : l’Agence Martienne aux Rencontres de la photo et… au Ministère de la Culture !

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Une sélection d’une vingtaine d’images martiennes est en effet à voir cet été sur les cimaises de l’exposition « Nous ne sommes pas seuls – Images extraterrestres » de Philippe Baudouin, commissaire et lauréat de la Bourse de recherche curatoriale 2025.

En vedette : le portrait photographique de Jean-Claude Ladrat, constructeur de soucoupes volantes de son état, image également sélectionnée pour la conférence de presse des Rencontres au Ministère de la Culture ! Très remarquée, elle poursuit, depuis, son petit parcours médiatique…

À Croisière, 65 Boulevard Émile Combes, du 6/07 au 4/10.


Grand merci à Johanna Teston, chargée de production, et à Philippe Baudouin, commissaire !

Photo © Philippe Baudouin

Jean-Claude Ladrat, constructeur de soucoupes volantes, 1993. Photo © Yves Bosson / Agence Martienne
Accrochage aux Rencontres d’Arles :
“Jean-Claude Ladrat, constructeur de soucoupes volantes, 1993”
Photo © Yves Bosson / Agence Martienne
Fins du monde climatiques

Fins du monde climatiques

Alors que le GIEC a depuis longtemps alerté sur les risques liés au réchauffement climatique, la perspective de subir une fin du monde provoquée par la montée inexorable des eaux, une nouvelle ère glaciaire imprévisible ou une désertification accélérée de la planète a déclenché l’intérêt des artistes de science-fiction.

Le réchauffement climatique :

l’action sur le temps vue par la science-fiction

Depuis les années 1940, si ce n’est avant, de nombreux illustrateurs ont en effet exprimé leur talent sur les couvertures bariolées des pulps magazines en alertant à leur manière sur tous les risques possibles et imaginables liés à l’environnement climatique de notre planète. Force est de constater que près d’un siècle plus tard, certaines

de ces conceptions nous reviennent à la manière d’un boomerang…
À noter que l’idée complémentaire et vieille comme le monde consistant à modifier le temps qu’il fait est reprise par certains néo-sorciers high-tech pour lesquels il s’agirait-là de la solution au problème précédent…


Le réchauffement climatique

Apres le Grand Cataclysme...

Après le Grand Cataclysme (ici, la Grande Sécheresse) : les vestiges de la statue de la Liberté ! Deux symboles incontournables, une nouvelle fois sollicités par les illustrateurs, comme témoignage du passé (la statue) et du futur (les soucoupes). Illustration d’A. Schomburg pour Amazing Stories, 1964.

Rechauffement climatique.

Que se passerait-il si le soleil se déchaînait ? La mort assurée de toute vie à la surface de la Terre et la fonte des matériaux ?!

«If the Sun Ran Amok.», couverture arrière pour Amazing Stories Quarterly, 1940.


La montée des eaux

Deluge a NYC.

Elévation du niveau de la mer suite à un déluge submergeant New York City. Illustration d’Edward Valigursky pour Fantastic, juin 1955.

Science and Invention, octobre 1920

Tsunami… géant en couverture de Science and Invention, octobre 1920.


Une nouvelle ère glaciaire

Fin du monde : l'attaque des glaciers au Champ-de-Mars.

Nouvelle période glacière. «La fin du monde – Le Déluge de glace» sur Paris, illustration de Louis Tinayre, gravé par Vintraut, pour l’article de Victor Forbin in Le Journal des Voyages, 1902 : “Au premier choc de l’avalanche, l’orgueilleuse Tour de 300 mètres s’écroulera comme un château de cartes.”

Affiche d’exploitation cinématographique du film américain “The Day The Earth Froze”, A Colonial Filmgroup, 1963 (version internationale du film soviético-finlandais Sampo, 1959).


Comment les “sorciers” tentent de modifier le climat…

Sorcieres agissant sur le temps, 1489.

Sorcières agissant sur le temps (gravure sur bois).
U. Molitor, Des Sorcières et des devineresses, 1489.

Canon antigrele 1901.


«Canonnade pacifique».

Canon antigrêle utilisé pour préserver les cultures in Le Petit Journal, 1910.

Portfolio : les fins du monde climatique

“L’action sur le climat vue par la science-fiction”, cliquer ici pour la suite de notre proposition iconographique, à découvrir sur le site de consultation de la photothèque Agence Martienne :


Revue de presse : Var-Matin et Nice-Matin du 31-XII-2023

On en parle dans le journal avec un bel article de Sonia Bonnin et Camille Dodet, à découvrir ici :

"Quand la culture populaire imaginait l'avenir du climat", article de Sonia Bonnin et portrait photographique de Camille Dodet dans "Var-Matin" et "Nice-Matin" du 31 décembre 2023.
“Quand la culture populaire imaginait l’avenir du climat”, texte de
Sonia Bonnin et portrait photographique de Camille Dodet dans “Var-Matin” et “Nice-Matin” du 31 décembre 2023.

L’affaire du « Martien » de Prémanon : construction et déconstruction d’un fait divers

L’affaire du « Martien » de Prémanon : construction et déconstruction d’un fait divers

Vient de paraître :

« L’affaire du « Martien » de Prémanon : construction et déconstruction d’un fait divers »
par Yves Bosson & Jean-Pierre Rospars

Bulletin Les Amis du Vieux Saint-Claude n° 49, 2026, pp. 2-19


Enquête, études et analyses d’un cas classique d’ovni survenu dans le Jura lors de la grande vague de soucoupes volantes de l’automne 1954 en France, avec atterrissage, apparition de “Martien”, traces au sol, témoins multiples, enquêtes de gendarmerie et couverture médiatique hors norme.
Avec 18 pages, 55 notes & références, 29 illustrations inédites.


Proposant un contenu original basé sur des enquêtes de terrain, des recherches d’archives et des entretiens avec les principaux acteurs de l’affaire, ce nouvel article sur le cas de Prémanon vient de paraître dans le Bulletin des Amis du Vieux Saint-Claude, une association haut-jurassienne d’historiens et archivistes érudits.

À la suite des premières investigations des années 1980, ce récent complément d’enquête (2019-2024), fort d’une trentaine de nouveaux entretiens, offre une compréhension plus fine de toute l’affaire. Au-delà des interprétations classiques (soucoupe volante, canular), l’affaire de Prémanon se révèle d’une richesse inouïe avec, pour les auteurs, la mise en évidence d’un mécanisme créatif complexe, producteur d’un étonnant récit collectif.

Le « fantôme d’acier », la lueur rouge, le mât écorcé et l’impact au sol. Dû au talent de Jean Giraud, cette représentation de l'affaire du "Martien" de Prémanon (1954) est parue dans le bulletin "Info-OVNI" en 1979. Dessin : © Jean Giraud / Agence Martienne
Illustration de l’affaire de Prémanon, avec le « Martien, fantôme d’acier », la lueur rouge, le mât écorcé et l’impact au sol. Dessin : © Jean Giraud / Agence Martienne
Quelques-uns des nombreux articles de presse originaux sur l’affaire du « Martien » de Prémanon, parus entre fin septembre et début octobre 1954. © Agence Martienne
Quelques-uns des nombreux articles de presse originaux sur l’affaire du « Martien » de Prémanon, parus entre fin septembre et début octobre 1954. © Agence Martienne
Et si les extraterrestres n’existaient pas ?

Et si les extraterrestres n’existaient pas ?

Serions-nous en définitive « Seuls dans l’Univers », comme le suggère l’astrophysicien et spécialiste du système solaire Jean-Pierre Bibring en titre d’un récent ouvrage très documenté et particulièrement convaincant paru chez Odile Jacob, dans lequel il questionne le concept de pluralité des mondes habités ? Un concept fort ancien, apparu avec les atomistes grecs du Ve siècle avant notre ère. Pour ces derniers en effet, les mêmes causes (qui ont abouti à l’apparition de la vie sur Terre) devaient, ailleurs, produire les mêmes effets : la vie a dès lors été considérée au cours de l’histoire comme un phénomène commun dans le cosmos.

Seuls dans l’univers !

Dans « Seuls dans l’Univers », fort des connaissances acquises lors des diverses missions spatiales sur Titan, Mars, Vénus ou la comète “Tchouri” – missions pour lesquelles il a exercé diverses responsabilités de premier plan –, Jean-Pierre Bibring pointe le rôle du hasard dans l’apparition de la vie sur Terre, via une successions de contingences toutes plus improbables les unes que les autres.
Ainsi, par exemple, peu après la formation du système solaire, c’est à un type de collision très spécifique, celle de Théia – une protoplanète de la taille de Mars – avec la Terre que l’on doit la formation de la Lune, grâce à l’accrétion des matériaux issus de ce choc. Or, notre satellite naturel assure comme l’on sait la stabilité de la planète sur son axe de rotation, d’où les saisons et leur rôle dans le cycle de la vie sur Terre.

La formation du champ magnétique terrestre, la tectonique des plaques (dérive des continents), l’apparition de l’atmosphère et d’une eau, non seulement à l’état liquide, mais surtout stable et située à la surface du globe – tous phénomènes indispensables à la vie sur Terre –, sont également des conséquences de cette collision primitive. Cette dernière eût-elle été un tant soit peu différente, avec un autre rapport de masse entre les deux corps ou un autre type de choc (frontal ou tangentiel), alors les débris ne se seraient pas satellisés – ou l’ensemble aurait totalement explosé –, et nous ne serions pas là pour en parler…
On pourrait multiplier les exemples de telles contingences. S’agissant du système solaire, il est lui-même très spécifique, puisque suite à une évolution très particulière de son histoire, il est le seul à avoir su préserver des planètes telluriques, devenues pérennes…


Pluralité vs diversité

S’il est exact qu’en théorie les mêmes causes produisent les mêmes effets, il s’avère qu’en réalité on ne retrouve jamais les mêmes causes, précisément pour des raisons de contingences. Autrement dit, si les processus sont génériques, ils prennent par contingences une infinie diversité de formes.
L’analogie avec les êtres humains permet de mieux comprendre le propos de l’auteur : bien qu’au nombre de huit milliards, aucun individu n’est identique, et n’a le même parcours de vie qu’un autre (ce dont personne ne s’étonne). Huit milliards, c’est peut-être aussi l’ordre de grandeur du nombre de planètes dans la galaxie.
Or, l’ancien concept de pluralité fait place aujourd’hui à l’idée de diversité des mondes – c’est le nouveau paradigme naissant. Diversité des êtres humains donc, comme des planètes ou des lunes de Jupiter, des exo-planètes ou des systèmes stellaires.

Tous différents : les mêmes successions de contingences, de phénomènes imprévisibles ne se répètent jamais, ni sur Terre, ni dans le cosmos.
Poursuivant son propos, l’auteur développe une pensée novatrice sur les notions d’inerte et de vivant, d’infini, et montre comment notre mode de pensée binaire nous empêche d’appréhender le monde tel qu’il est (et a dû être).

En conclusion, pour Jean-Pierre Bibring : « La Terre est devenue unique, par la connaissance approfondie qu’on en a acquise. Il ne peut plus y avoir, ailleurs, d’autre Terre ».

Non seulement la Terre est unique, mais la vie sur Terre l’est également. Cette dernière serait la forme particulièrement sophistiquée de la chimie du carbone telle qu’elle s’est développée sur Terre, intimement liée à notre planète.


Une réponse au paradoxe de Fermi

Au terme de cet ouvrage aux conséquences vertigineuses, le lecteur obtiendra pour la première fois des éléments de réponse véritablement argumentés au « paradoxe de Fermi » (dont le terme et la problématique sont pourtant absents du livre) : si les extraterrestres ne viennent pas nous visiter, c’est pour la bonne raison qu’ils n’existent pas ! Et s’ils n’existent pas, il se confirme que dans son imaginaire, l’homme a bien créé l’extraterrestre à son image. À l’image de l’homme occidental.

Notre image : Couverture de “Seuls dans l’Univers. De la diversité des mondes à l’unicité de la vie” de Jean-Pierre Bibring, Odile Jacob, 2022, 237 p., 23,90 €

Crédit article : © Yves Bosson

Ce dernier, responsable du réchauffement climatique et de l’écocide planétaire saura-t-il prendre rapidement conscience que la vie telle que nous la connaissons est consubstantielle à la Terre et qu’il est désormais… seul dans l’univers à pouvoir la préserver ?

Portfolio : les extraterrestres de nos imaginaires

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